Embracer : le CEO des licenciements massifs devient président exécutif pour les fusions-acquisitions

Je n’arrive pas à croire ce que je viens de lire dans les fils d’actu gaming ce matin ! Lars Wingefors, le grand manitou d’Embracer Group, celui-là même qui a orchestré l’une des plus monumentales dégringolades financières du secteur, va simplement… changer de siège ? Sérieusement, c’est comme mettre le pyromane responsable de l’incendie à la tête des pompiers.

La valse des chaises musicales après la débâcle financière

Alors que beaucoup espéraient un départ définitif, Lars Wingefors ne fait que glisser d’un poste à l’autre. Le CEO d’Embracer Group, après avoir supervisé l’échec catastrophique d’un investissement de 2 milliards de dollars qui s’est évaporé en 2023, vient d’annoncer qu’il quitte son poste… pour devenir président exécutif du conseil d’administration. Un tour de passe-passe qui me laisse perplexe.

« Je suis reconnaissant pour ces années et les leçons apprises étant ceo d’Embracer », déclare-t-il dans le communiqué. Des « leçons apprises » ? Parlons plutôt des studios fermés et des milliers d’emplois sacrifiés sur l’autel de ses ambitions démesurées ! L’homme qui a transformé Embracer en un château de cartes vacillant va maintenant se concentrer sur – accrochez-vous bien – « les initiatives stratégiques, les fusions-acquisitions et l’allocation de capital ».

Ce changement de rôle n’est pas encore gravé dans le marbre. Il doit être voté lors de l’assemblée générale annuelle en septembre. Mais soyons réalistes : la proposition vient de Lars Wingefors AB, le principal actionnaire d’Embracer. Autant dire que le boss se propose lui-même pour une promotion après avoir échoué.

Phil Rogers, actuel CEO de Crystal Dynamics-Eidos et de Plaion, prendra les rênes d’Embracer le 1er août. J’espère sincèrement qu’il réussira à stabiliser cette barque qui prend l’eau depuis trop longtemps.

Un bilan catastrophique marqué par les licenciements massifs

Quand je regarde le parcours récent d’Embracer sous la direction de Wingefors, c’est une hécatombe. Après l’effondrement de l’accord d’investissement de 2 milliards en 2023, l’entreprise a révélé son véritable visage : une structure financière insoutenable qui s’est écroulée comme un château de cartes.

Le résultat ? Une vague de destructions comparable à ce qu’on peut voir dans certains MMORPG apocalyptiques comme Throne and Liberty où des empires entiers s’effondrent. En six mois seulement, près de 1400 personnes ont perdu leur emploi. Des studios historiques ont été fermés ou vendus à la découpe.

Et même quand Embracer a annoncé fin 2023 que la restructuration était terminée, les licenciements ont continué en cascade :

  • Eidos Montréal a subi des coupes massives
  • Crystal Dynamics a réduit ses effectifs
  • Cryptic Studios a dû se séparer de nombreux talents
  • Lost Boys Interactive a connu des vagues de licenciements
  • Piranha Bytes et Pieces Interactive ont définitivement fermé leurs portes

Début 2024, Embracer a lancé une nouvelle phase de restructuration, séparant les studios Coffee Stain du groupe principal. Une énième réorganisation qui me fait penser à quelqu’un qui déplace les meubles pour cacher les taches au plafond.

Période Action Impact
2023 (mi-année) Échec de l’investissement de 2 milliards Début de la crise financière
2023 (second semestre) Première vague de restructuration ~1400 emplois supprimés
2024 (début d’année) « Fin » annoncée de la restructuration Poursuite des licenciements
2024 (actuellement) Nouvelle phase de restructuration Séparation des studios Coffee Stain

Quand l’architecte du désastre devient gestionnaire de la reconstruction

Je trouve ça complètement dingue. L’homme qui a plongé des milliers de développeurs talentueux dans l’incertitude va désormais superviser les fusions, acquisitions et allocations de capital. C’est exactement ce qui a conduit à cette situation catastrophique !

Wingefors s’est comporté comme un gamin dans un magasin de bonbons, achetant tout ce qui brillait sans stratégie cohérente. Après avoir créé un groupe tentaculaire impossible à gérer, il a sacrifié des studios entiers quand les caisses se sont vidées.

Et maintenant, il affirme sans rougir : « Je suis plus convaincu que jamais que le meilleur reste à venir. » Vraiment ? Pour qui exactement ? Certainement pas pour les centaines de développeurs qui ont perdu leurs emplois et qui cherchent désespérément à rebondir dans une industrie en pleine crise.

Cette nomination m’apparaît comme une récompense inappropriée pour un échec monumental. Dans quel autre secteur pourrait-on voir ça ? J’ai testé suffisamment de jeux pour savoir que quand le boss final est vaincu, il ne revient pas au niveau suivant avec une promotion.

Je reste persuadé que l’industrie du jeu vidéo mérite mieux que ces stratégies financières destructrices. Les joueurs comme les développeurs méritent des structures plus saines, plus durables, où la créativité n’est pas sacrifiée sur l’autel de l’expansion à tout prix.

DgéDgé
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