Lorsque j’ai lancé Revenge of the Savage Planet sur ma PS5, je ne m’attendais pas à sourire autant devant un jeu d’aventure spatiale. Cette suite développée par Raccoon Logic Studios (anciennement Typhoon Studios) est sortie en mai 2025 sur PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox Series X/S et PC. Après avoir récupéré les droits de propriété intellectuelle suite aux déboires avec Stadia, l’équipe a su créer une expérience décalée qui m’a rappelé pourquoi j’aime partager ces moments gaming avec mes ados. Je vais vous livrer mon test complet, mon avis sincère et les informations tarifaires pour la version PS5 de ce titre atypique.
Sommaire
ToggleUne aventure spatiale teintée d’humour et de satire corporative
L’univers de Revenge of the Savage Planet m’a immédiatement conquis par sa satire mordante du monde des entreprises. Vous incarnez un explorateur spatial littéralement abandonné aux confins de l’espace après 80 ans de cryogénie. Votre mission de colonisation spatiale ? Jugée trop coûteuse pendant votre sommeil. Alta Interglobal a racheté Kindred Aerospace et décidé de vous licencier sans ménagement.
La rivalité entre Gunther Harrison, le PDG égocentrique d’Alta Interglobal, et Martin Tweed de Kindred Aerospace constitue le cœur narratif du jeu. Vous recevez des ordres et contre-ordres de ces deux dirigeants qui cherchent à se surveiller mutuellement. Ce ton comique ne vous quitte jamais, même lors des situations les plus désespérées. Les publicités hilarantes et les dialogues décalés créent une ambiance unique où rien n’est vraiment sérieux. Contrairement au premier opus, le propos reste plus mesuré tout en conservant une critique acérée des travers de la mondialisation.

Exploration de mondes extraterrestres aux environnements variés
J’ai adoré découvrir les quatre planètes principales que propose le jeu. Stellaris Prime vous accueille avec sa forêt luxuriante et ses multiples secrets bien cachés. Xephyr vous confronte à son désert suffoquant tandis que la Faille Zenithienne alterne entre calottes glaciaires et grottes de roche fondue. Quasadron IX m’a particulièrement marqué avec ses biomes variés allant de la savane aux vallées de champignons hypnotoxiques, sans oublier sa décharge à ciel ouvert.
Une cinquième planète secrète existe également, et son design m’a surpris. Inspirée des jeux arcade rétro et du divertissement des années 90, elle contraste totalement avec les environnements naturels des autres mondes. Cette tanière numérique regorge de créatures modifiées et de nouveaux défis verticaux. Chaque planète regorge de grottes à chercher, de lacs où nager et de montagnes à escalader. La direction artistique colorée façon cartoon rappelle pourquoi j’apprécie les univers visuellement créatifs. Les graphismes ont réalisé un bond en avant par rapport au premier jeu, avec des couleurs chatoyantes et une identité visuelle distincte pour chaque monde.

Un gameplay accessible mêlant exploration et combat
Le passage à la vue à la troisième personne constitue un changement majeur qui s’avère particulièrement efficace. Vous pouvez enfin apprécier les animations loufoques de votre personnage, notamment sa démarche particulière et ses atterrissages depuis les hauteurs. Le gameplay en monde ouvert vous permet d’aller où vous voulez, guidé par une petite flèche jaune indiquant la direction des objectifs.
Voici les actions disponibles qui rythment vos sessions :
- Courir et sauter pour parcourir les environnements
- Tirer, glisser et piétiner pour combattre
- Esquiver, fouetter et s’accrocher pour progresser
- Nager et frapper pour examiner tous les recoins
L’importance du scanning avec le bouton R3 ne peut être sous-estimée. Cette fonctionnalité vous permet de débusquer de nouvelles opportunités et de répertorier des centaines d’éléments dans le Kindex. La prise en main reste intuitive et la progression s’effectue naturellement par l’observation, la fabrication d’améliorations et l’élimination d’ennemis. L’ajout d’une carte complète et d’un codex détaillé facilite grandement l’exploration, tout comme le système de boussole qui suit vos collectibles. Seul regret : l’absence de niveaux de difficulté ajustables limite l’expérience pour les joueurs cherchant plus de challenge.

Améliorations et personnalisation du personnage
Votre pistolet à plasma de départ peut être considérablement amélioré pour lancer de la lave, du blob vert ou une matière visqueuse conductrice d’électricité. Les améliorations incluent le tir chargé, le tir rebondissant, un stabilisateur réduisant la chaleur de l’arme, ainsi que le triple-saut et la super-esquive. J’ai particulièrement apprécié l’annulation des dégâts de chute et la paravoile qui adoucit les atterrissages.
Le fouet amélioré vous permet de vous accrocher n’importe où dans le ciel. Vous pouvez capturer 36 créatures bizarres au lasso et les conserver dans des enclos près de votre habitat. Néanmoins, je dois admettre que beaucoup d’améliorations s’avèrent peu utiles pour terminer l’aventure principale. Concernant la personnalisation, plus de trente vêtements sont à collectionner pour reconstituer des tenues à quatre pièces. J’ai souri en découvrant celle de Dave the Diver, un clin d’œil savoureux. La personnalisation de votre base spatiale avec des accessoires, des décorations et même une borne d’arcade contribue à l’atmosphère décalée du jeu.

Modes de jeu et coopération
La coopération disponible dès le début représente l’un des points forts majeurs du titre. Vous pouvez jouer en solo, en coopération locale sur écran partagé ou en ligne avec un ami. Le support du cross-play interplateforme permet de jouer entre différentes plateformes, ce qui élargit considérablement les possibilités. J’ai adoré revivre la nostalgie du jeu sur écran partagé avec mes enfants sur le canapé du salon.
L’avantage principal de la coopération réside dans la possibilité de réanimer son partenaire s’il meurt, évitant ainsi de reparcourir tout le chemin. Cette fonctionnalité transforme l’expérience, mais devient aussi une faiblesse car le mode solo perd de son attrait après avoir goûté au jeu à deux. La coopération en ligne reste limitée au même écosystème sans cross progression entre consoles différentes. L’approche systémique du design crée des interactions variées qui font que chaque partie offre une expérience différente, même en rejouant les mêmes séquences.

Performance technique et qualité audiovisuelle sur PS5
Sur ma PlayStation 5 Pro, j’ai recensé un seul crash en plus de 17 heures de jeu, survenu lors d’un combat de boss en fin d’aventure. Les temps de chargement restent très rapides même entre planètes, et le rendu en 4K 60 fps avec vibrations haptiques sublime l’expérience. L’absence de bugs majeurs témoigne du soin apporté au portage, hormis quelques défauts d’affichage mineurs avant le patch day one.
Les ralentissements occasionnels en mode écran partagé sur PS5 constituent le seul point noir technique. Le doublage en français canadien avec l’accent québécois prononcé du robot Eko apporte une touche particulière à l’expérience. Certaines tournures de phrases peuvent surprendre les joueurs français, mais elles renforcent l’aspect loufoque du jeu. La bande sonore dynamique accompagne parfaitement l’action sans devenir envahissante, même si certains thèmes se répètent notamment lors des combats. Les effets sonores classiques font un excellent travail, et le travail des doubleurs ajoute cette touche comique qui caractérise l’univers.
Notre avis final et informations pratiques
Comptez entre 9 et 11 heures pour terminer l’aventure principale et environ 17 heures pour atteindre le 100%. Ce titre représente une véritable bouffée d’air frais grâce à son humour omniprésent et son univers déjanté aux couleurs éclatantes. Le gameplay simple mais efficace crée une réelle addiction, surtout avec tous les secrets dispersés sur les différents mondes. Le contenu annexe important justifie amplement l’exploration minutieuse de chaque planète.
Voici les principaux points négatifs à considérer :
- L’histoire décevante avec une narration édulcorée sur quatre planètes distinctes
- Le manque de mystère global comme celui de la tour du premier opus
- La facilité excessive qui limite le défi pour les joueurs expérimentés
- Les améliorations peu utiles et le manque cruel de boss
L’édition Deluxe propose des quêtes bonus narratives et des cosmétiques supplémentaires, tandis que l’édition Premium inclut un costume de raton laveur et une réduction au lancement. Le jeu est disponible sur Game Pass dès le lancement, et les possesseurs de la version PS4 bénéficient d’une mise à niveau gratuite vers PS5. Malgré plus d’un million de joueurs, les performances commerciales restent décevantes selon le studio, notamment à cause du faible taux d’adoption des contenus payants sur Game Pass. Pour environ 40 euros en édition standard, ce voyage spatial déjanté mérite votre attention si vous recherchez une expérience colorée et décomplexée.
