Quoi de plus enchantant que Roadcraft ? Cette nouvelle simulation de reconstruction qui vient de débarquer sur Steam le 20 mai dernier nous a bien fait lever les sourcils. Avec plus de 30 000 joueurs simultanés selon SteamDB, on ne peut pas dire que le jeu passe inaperçu dans le paysage vidéoludique. Pourtant, il semblerait que ce successeur spirituel de Mudrunner et Snowrunner ne fasse pas l’unanimité. Nous avons enfilé nos casques virtuels pour vous dire ce qu’il en est réellement.
Les débuts mitigés d’une simulation très attendue
Saber Interactive nous avait pourtant bien vendu du rêve avec ce nouveau titre centré sur la reconstruction d’infrastructures dans des zones sinistrées. Un concept qui nous rappelle étrangement certaines promesses de construction interplanétaire jamais tenues… Mais passons ! Avec seulement 63% d’avis positifs sur plus de 1 300 évaluations, la communauté Steam semble aussi divisée qu’un conseil d’administration face à un rachat hostile.
Cette réception mitigée s’explique par deux courants d’opinion diamétralement opposés parmi les joueurs :
- Les puristes qui regrettent la simplification du gameplay
- Les nouveaux venus qui apprécient justement cette accessibilité
- Les indécis qui attendent les premiers correctifs
- Les fans inconditionnels prêts à défendre le jeu bec et ongles
Fait intéressant, la presse spécialisée semble plus clémente que la communauté. Sur Metacritic, la version PC affiche une moyenne de 77/100, ce qui est nettement plus favorable que les retours Steam. PC Games a même accordé un honorable 8/10 au jeu, le qualifiant de « mix presque parfait pour les fans de Snowrunner et les nouveaux arrivants ».
Des mécaniques simplifiées qui divisent la communauté
Nous n’avons pas pu nous empêcher de remarquer que les principales critiques concernent la simplification des mécaniques de jeu. Si vous avez déjà passé des heures à vous extirper d’un bourbier dans Snowrunner, vous serez peut-être déçu d’apprendre que plusieurs éléments ont été retirés dans Roadcraft :
| Fonctionnalités | Snowrunner | Roadcraft |
|---|---|---|
| Consommation de carburant | Détaillée | Simplifiée |
| Modèle de dommages | Complexe | Basique |
| Physique de conduite | Réaliste | Accessible |
| Défis environnementaux | Nombreux | Modérés |
Cette orientation plus « casual » ne plaît pas à tout le monde. Un peu comme si on vous proposait de jouer aux échecs sans les règles d’échec et mat – techniquement, c’est plus accessible, mais est-ce encore le même jeu ? Les vétérans de la série y voient une trahison tandis que les nouveaux joueurs apprécient cette courbe d’apprentissage moins abrupte.
Entre catastrophes naturelles et opinions tranchées
L’idée de reconstruire des infrastructures dans des zones frappées par des catastrophes naturelles est pourtant excellente. Nous aurions presque pu y voir un message sur l’importance de rebâtir plutôt que de tout raser pour recommencer – un concept qui échappe visiblement à certains milliardaires de la tech…
La démo avait déjà révélé des aspects contrastés du jeu, avec des graphismes impressionnants mais une profondeur de gameplay questionnée. Le titre complet confirme ces premières impressions. Les environnements sont saisissants, les véhicules bien modélisés, mais l’expérience globale semble manquer de cette profondeur qui avait fait le succès des précédentes productions.
Un aspect intéressant est la façon dont le jeu a été ralenti intentionnellement. Si Snowrunner était déjà considéré comme un jeu contemplatif, Roadcraft pousse encore plus loin cette philosophie. La reconstruction prend du temps, demande de la patience, et certains joueurs apprécient particulièrement cette approche détendue. D’autres, en revanche, y voient un manque d’action et de défi.
Des chiffres qui parlent
Avec un pic de plus de 30 000 joueurs simultanés dès les premiers jours, Roadcraft a tout de même réussi à attirer l’attention. C’est bien plus que les 12 342 joueurs simultanés que Snowrunner avait atteints à son lancement en 2020. Ce succès relatif montre que malgré les critiques, l’intérêt pour ce type de simulation reste fort.
Le titre reste donc une valeur sûre pour les amateurs du genre, même si nous aurions préféré un peu plus de complexité dans ses mécaniques. Un peu comme un film à gros budget qui sacrifie sa substance au profit de l’accessibilité – rentable, mais un brin décevant pour les connaisseurs.
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