Je me souviens encore de la première fois où j’ai entendu ce rire caractéristique de Majin Buu. Ce « Buu ! » si reconnaissable qui résonnait dans mes oreilles d’adolescent fasciné par Dragon Ball Z. Aujourd’hui, mon cœur de fan se serre en apprenant que Kōzō Shioya, l’artiste qui donnait vie à cette créature rose et terrifiante, nous a quittés le 20 janvier dernier. Nani ? Je sais, c’est difficile à croire. À 71 ans, ce maître du doublage japonais s’est éteint des suites d’une hémorragie cérébrale, laissant derrière lui un héritage vocal que personne n’oubliera jamais.
Un artiste qui a marqué plusieurs générations d’anime
L’agence Aoni Production a officialisé la nouvelle deux jours après son décès, plongeant toute la communauté Dragon Ball dans une profonde tristesse. Né le 18 août 1955 dans la préfecture de Kagoshima, Shioya-san avait débuté sa carrière à la fin des années 1970. Eh bien, figurez-vous que ce monsieur n’était pas n’importe qui dans le milieu : son frère cadet, Yoku Shioya, était également comédien de doublage. Une vraie dynastie familiale dans l’univers du seiyū !
Personnellement, j’ai toujours été impressionné par la polyvalence de cet homme. Au-delà de son rôle emblématique dans Dragon Ball Z qu’il a endossé à partir de 1994, il a prêté sa voix à une multitude de personnages qui ont bercé mon enfance. Je pense notamment à Abura Sumashi dans GeGeGe no Kitarō en 1988, puis à Konaki Jijii dans la version de 1996 de cette même série. D’ailleurs, ça me fait penser à ces moments où je découvrais les yōkai japonais à travers ces anime cultes. C’était lui qui donnait cette profondeur à ces créatures folkloriques !
Plus récemment, j’ai retrouvé sa voix dans des productions comme Mazinger Z : Infinity en 2017, où il incarnait le Dr. Sewashi, mais aussi dans One Piece avec le personnage de Genzo. Et justement, cette capacité à naviguer entre des registres si différents témoignait de son talent exceptionnel. Qu’il s’agisse d’un antagoniste destructeur ou d’un personnage comique secondaire, Shioya-san savait toujours apporter cette touche unique qui rendait chaque rôle mémorable.
Majin Buu : bien plus qu’un simple méchant rose
Vous savez quoi ? Quand je repense à l’arc Majin Buu dans Dragon Ball Z, je réalise à quel point la performance vocale de Shioya était cruciale. Ce personnage oscillait constamment entre l’innocence enfantine et une violence apocalyptique. Il fallait un artiste capable de transmettre cette dualité troublante, ce contraste saisissant entre les éclats de rire joyeux et les menaces de destruction totale. Shioya-san maîtrisait parfaitement cette ambivalence qui faisait tout le sel du personnage.
Je me souviens de cet affrontement légendaire contre Vegito, où la folie destructrice de Buu explosait littéralement à l’écran. Chaque transformation du personnage était accompagnée de ces intonations si particulières que seul Shioya pouvait créer. Du Majin Buu innocent au Super Buu calculateur, en passant par le terrifiant Kid Buu, il donnait à chacune de ces formes une identité vocale distincte. C’était du grand art, desu !
Et justement, lorsque Dragon Ball Super est arrivé, j’étais ravi de constater que Shioya reprenait son rôle emblématique. Il avait conservé toute cette énergie communicative qui caractérisait Buu, même après des décennies. Ça peut être intéressant de noter qu’il avait également doublé Totapo dans le téléfilm de 1990 consacré à Bardock, le père de Goku. Une connexion de plus avec l’univers d’Akira Toriyama !
Un catalogue impressionnant jusqu’à ses derniers jours
Ce qui me attire particulièrement chez les comédiens de doublage japonais, c’est leur engagement à long terme. Shioya-san n’a jamais ralenti le rythme, continuant à incarner de nouveaux personnages jusque récemment. Dans World Trigger, il prêtait sa voix à Motokichi Kinuta pendant les saisons 2 et 3. J’ai également retrouvé son timbre dans Ragna Crimson avec Temruogtaf, et dans la série « As a Reincarnated Aristocrat, I’ll Use My Appraisal Skill » où il jouait Hammond Pleide.
Voici quelques-uns de ses rôles marquants au fil des décennies :
- Dragon Ball Z : Majin Buu (1994) et Totapo (1990)
- GeGeGe no Kitarō : Abura Sumashi (1988), Konaki Jijii (1996)
- Mazinger Z : Infinity : Dr. Sewashi (2017)
- One Piece : Genzo
- World Trigger : Motokichi Kinuta (saisons 2-3)
D’ailleurs, ça me fait penser à cette capacité unique qu’avaient les seiyū de sa génération à s’adapter aux évolutions de l’industrie. De l’animation traditionnelle des années 1980 aux productions modernes en numérique, Shioya a traversé toutes ces époques en restant pertinent et recherché. Cette longévité professionnelle force le respect, dattebayo !
L’hommage d’une communauté mondiale en deuil
L’annonce de son décès survient à un moment où l’univers Dragon Ball connaît un regain d’intérêt planétaire. Dragon Ball Daima venait tout juste de conclure sa première saison fin 2025, et la franchise continue de dominer les plateformes de streaming ainsi que les ventes de produits dérivés. L’ironie du destin veut que cette période de célébration se transforme en moment de recueillement.
Sur les réseaux sociaux, j’ai vu déferler des milliers de messages sur X, Reddit et les forums spécialisés. Les fans du monde entier partagent des clips de Majin Buu en action, ses séquences de transformation, ses moments les plus mémorables. Chaque « Buu ! » résonne désormais comme un souvenir précieux d’un artiste irremplaçable. La famille de Shioya-san a demandé le respect de leur intimité, et des funérailles privées ont été organisées sans cérémonie publique prévue pour l’instant.
| Information | Détail |
|---|---|
| Date de naissance | 18 août 1955 |
| Date de décès | 20 janvier 2026 |
| Âge | 71 ans |
| Cause du décès | Hémorragie cérébrale |
| Rôle emblématique | Majin Buu (Dragon Ball Z/Super) |
| Agence | Aoni Production |
Un héritage vocal qui traverse le temps
Aujourd’hui, quand je regarde mes DVD de Dragon Ball Z ou que je lance un épisode sur mon service de streaming préféré, je sais que la voix de Shioya continuera à résonner. Chaque visionnage de la saga Buu sera désormais teinté d’une émotion supplémentaire, celle de savoir qu’un immense artiste nous a quittés. Mais n’est-ce pas là toute la magie de l’animation ? Ces performances restent éternelles, figées dans le temps, prêtes à émerveiller de nouvelles générations.
Je voudrais partager avec vous ma gratitude pour tout ce que cet homme a apporté à notre passion commune pour les anime. Sans lui, Majin Buu ne serait jamais devenu ce personnage si complexe et attachant. Merci pour ces moments de joie, de terreur, de surprise que vous nous avez offerts, Kōzō Shioya-san. Reposez en paix.
Et vous, quel est votre souvenir préféré de Majin Buu ? Quelle scène résonne encore dans votre mémoire grâce à la performance de Shioya ? N’hésitez pas à partager vos émotions et vos hommages dans les commentaires !
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