Magic : The Gathering retrouve son univers, mais la collaboration Final Fantasy a boosté les revenus de 23%

Je viens de mettre la main sur le nouveau set Edge of Eternities lors d’un event pré-release, et ça vaut le détour ! Enfin, Magic: The Gathering renoue avec son univers propre après la vague de crossovers qui a déferlé ces derniers mois. Mais soyons honnêtes deux secondes : même si les puristes applaudissent ce retour aux sources, les chiffres ne mentent pas.

Un retour aux sources qui ravit la communauté

Edge of Eternities nous embarque pour la première fois aux frontières des Blind Eternities, cet espace mystérieux qui sépare les plans du multivers de Magic. Une exploration inédite qui pousse les limites du genre avec son ambiance space opera teintée de science-fantasy. Après avoir participé à un événement prérelease, je peux confirmer que l’art sci-fi a fait l’unanimité parmi les joueurs.

« C’est clairement un retour à la formule qui a fait le succès de Magic », m’a lancé un type à la table d’à côté pendant qu’il essayait désespérément de faire fonctionner les nouvelles mécaniques Warp et Void. Comme Tarkir: Dragonstorm avant lui, ce set ancre son récit dans le multivers existant plutôt que de nous projeter complètement ailleurs.

J’ai testé plusieurs decks durant la soirée, et l’ambiance était électrique. Un board wipe nommé Beyond the Quiet m’a sauvé la mise alors que j’étais au plus mal, avant qu’un adversaire ne me vole littéralement un tour complet avec The Dominion Bracelet. Les nouveaux vaisseaux spatiaux et leurs mécaniques ont attiré tous les regards, même si peu de joueurs ont réussi à en exploiter pleinement le potentiel.

Les crossovers boostent l’économie du jeu

Pendant que Reddit et YouTube s’enflamment contre les collaborations, accusant Wizards of the Coast de manquer de confiance en sa propre licence, le crossover Final Fantasy a fait exploser les revenus de Magic de 23%. C’est pas moi qui le dis, c’est Deadline qui l’a rapporté récemment!

Le PDG de Hasbro, Chris Cocks, a même déclaré lors d’une conférence téléphonique avec les investisseurs : « Il y a plus de personnes qui jouent à Magic, et plus de nouveaux joueurs qui découvrent Magic, que jamais auparavant. »

Voici quelques raisons qui expliquent le succès des crossovers :

  • Une intégration soignée dans l’écosystème du jeu
  • Des designs visuels respectueux des deux univers
  • Des mécaniques de jeu qui reflètent l’essence des licences invitées
  • Une approche qui attire de nouveaux joueurs sans aliéner les vétérans

Contrairement à certaines collaborations douteuses qu’on a pu voir ailleurs dans le gaming (j’ai encore des cauchemars de certains skins dans les FPS), Wizards of the Coast a perfectionné l’art du crossover. Le set Final Fantasy, absolument magnifique au passage, a bénéficié de l’expérience acquise avec les succès retentissants des collaborations Le Seigneur des Anneaux et Fallout.

Magic: entre identité propre et multivers élargi

Soyons francs : ce qui fait la force de Magic, c’est d’abord son gameplay. Si les histoires comme La Guerre des Frères ont marqué les esprits, la plupart des arcs narratifs s’essoufflent rapidement. Je ne connais personne dans mon groupe de jeu qui soit véritablement passionné par le lore comme le prétendent certains fans en ligne.

Set Type Réception Impact commercial
Edge of Eternities Univers Magic Positive chez les puristes Encore à déterminer
Final Fantasy Crossover Mitigée chez les vétérans, excellente chez les nouveaux +23% de revenus
Le Seigneur des Anneaux Crossover Très positive Succès commercial majeur

Edge of Eternities innove plus sur le plan visuel que systémique, mais ça ne l’empêche pas d’être une extension solide qui mérite mieux que de servir d’argument contre les collaborations. Il sera disponible sur Arena le 29 juillet et en version physique dès le 1er août.

Finalement, ce qui rend Magic si adapté aux crossovers, c’est paradoxalement que son cadre narratif est suffisamment flexible. Cette flexibilité permet d’accueillir aussi bien des univers fantasy traditionnels que des mondes sci-fi ou post-apocalyptiques sans que ça paraisse forcé. C’est ce qui fait toute la beauté et la longévité de ce jeu qui continue de se réinventer après trois décennies d’existence.

DgéDgé
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