Le créateur de Peak préfère que vous piratiez son jeu plutôt que de jouer à une copie Roblox à microtransactions

Je viens de tomber sur une info qui fait le buzz dans la communauté gaming, et franchement, ça me rappelle pourquoi l’industrie du jeu vidéo est parfois si frustrante. L’équipe derrière Peak, ce jeu d’escalade qui cartonne sur Steam, vient de pousser un coup de gueule contre une copie éhontée sur Roblox. Et pas n’importe quelle copie : un clone bourré de microtransactions qui pique tout, du gameplay jusqu’au design.

Quand Roblox devient le paradis des clones sans scrupules

Si tu suis un peu l’actu gaming, tu as forcément entendu parler de Peak. Ce petit jeu indé sorti en juin est devenu un phénomène viral, se hissant constamment dans le top 15 des jeux les plus joués sur Steam. Une belle success story comme on les aime. Mais voilà que débarque « Cliff » sur Roblox, une copie si flagrante qu’elle en devient gênante.

J’ai jeté un œil à ce fameux Cliff et c’est hallucinant : même concept, même hub en troisième personne, même passage en vue subjective pour l’escalade… Ils ont même repris les colonnes carrées en pierre et les bagages au point de départ ! C’est littéralement Peak, mais en version Roblox, avec une qualité évidemment inférieure.

Le problème, c’est que ce genre de pratique devient monnaie courante. Roblox est devenu la plateforme privilégiée pour créer des versions bas de gamme de presque tous les jeux à succès. On l’a vu avec R.E.P.O., Phasmophobia et Abiotic Factor, autres hits indépendants qui ont subi le même sort.

Le développeur de Cliff, PewStudio, a même le culot de remercier les « créateurs géniaux » de Peak dans sa description, comme si un simple remerciement suffisait à justifier ce plagiat éhonté.

Caractéristiques Peak (original) Cliff (clone Roblox)
Plateforme Steam Roblox
Modèle économique Prix fixe Microtransactions
Qualité visuelle Soignée, cohérente Qualité Roblox, limitée
Originalité Concept innovant Copie quasi identique

La réaction sans filtre des créateurs originaux

Ce qui rend cette histoire encore plus savoureuse, c’est la réaction d’Aggro Crab Games, l’un des studios derrière Peak. Dans un tweet qui ne laisse place à aucune ambiguïté, ils déclarent : « franchement, on préfère que vous piratiez notre jeu plutôt que de jouer à cette copie Roblox pleine de microtransactions ». Boom, envoyé !

Je dois avouer que cette position m’a fait sourire. C’est assez rare de voir un développeur encourager ouvertement le piratage de son propre jeu, mais ça montre à quel point la situation les exaspère. Et je les comprends ! Quand tu vois que Cliff propose des objets virtuels comme :

  • Un piolet d’escalade à 200 Robux
  • Un perroquet compagnon à 49 Robux
  • Une pomme dorée à 129 Robux

Tout ça dans un jeu qui n’est qu’une pâle copie d’un titre original qui a demandé des mois de travail… Ça me rappelle un peu cette histoire de tricheur sur Fortnite qui s’est fait prendre après avoir empoché 6 850$ en tournois. Dans les deux cas, on parle d’individus qui profitent du travail des autres pour se faire du fric facile.

L’inspiration vs le plagiat dans l’industrie du jeu vidéo

Cette affaire soulève une question importante : quelle est la différence entre s’inspirer d’un concept et le plagier purement et simplement ? Ces dernières années, on a vu fleurir plein de jeux d’escalade difficiles, inspirés du succès viral de titres comme Getting Over It ou Jump King.

Peak lui-même pourrait être considéré comme une version plus accessible et plus raffinée de ces jeux. Mais il y a une différence fondamentale entre itérer sur un genre en y apportant sa propre touche artistique et simplement recréer un jeu existant avec des assets quasi identiques.

D’ailleurs, cette tendance des développeurs à préférer voir leur jeu piraté plutôt que copié ou vendu sur des sites douteux n’est pas nouvelle. Le créateur d’Ultrakill avait déjà fait une déclaration similaire, tout comme celui de Loop Hero. C’est presque devenu une tradition dans le monde du PC gaming.

Alors voilà où on en est en 2025 : des créateurs qui préfèrent ne pas toucher un centime plutôt que de voir leur œuvre dénaturée et exploitée par des opportunistes. Et avec mon expérience de joueur et passionné de jeux indépendants, je trouve ça à la fois triste et révélateur de l’état de notre industrie.

DgéDgé
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