Clair Obscur domine les nominations aux Game Awards 2025

Clair Obscur domine les nominations aux Game Awards 2025

Nous l’attendions avec l’impatience d’une chèvre devant un portail fraîchement repeint, et le verdict est tombé : Clair Obscur : Expedition 33 débarque en tête des nominations aux Game Awards 2025 avec pas moins de 12 sélections. C’est plus qu’une surprise, c’est un phénomène qui bouscule la hiérarchie habituelle des blockbusters. Ce RPG à l’ancienne, développé par une équipe d’une trentaine de personnes à Montpellier chez Sandfall Interactive, nous prouve qu’on peut faire trembler les géants sans posséder un empire de studios comme certains milliardaires excentriques. La cérémonie se tiendra le 11 décembre à Los Angeles, et nous y serons, virtuellement parlant, avec nos chips et nos statistiques.

Un petit studio français qui fait trembler l’industrie

Nous ne nous lassons pas de rappeler cette vérité : Clair Obscur représente tout ce que nous adorons dans le gaming. Un jeu développé avec des moyens comparables à ceux d’une startup qui vend des colliers pour chèvres artisanales, mais qui rivalise avec les mastodontes du secteur. Les trois acteurs principaux, Ben Starr, Charlie Cox et Jennifer English, sont nominés dans la catégorie meilleure performance. C’est autant que certains studios qui emploient plus de monde qu’une petite ville.

La polémique ne tarde jamais à pointer son nez dans notre petit monde de geeks statisticiens. Le titre est nominé comme jeu indépendant, ce qui fait grincer quelques dents puisque Kepler Interactive, un éditeur global, soutient le projet. C’est comme si nous déclarions notre site indépendant alors que notre gestionnaire d’énergie ressemble étrangement à celui qu’on utilise dans Once Human pour gérer nos batteries de stockage. Mais passons, nous ne sommes pas là pour faire la police.

Les concurrents dans la course au titre suprême

La catégorie Game of the Year réunit un casting varié qui nous rappelle une collection hétéroclite de chèvres de race différente. Death Stranding 2, avec ses huit nominations, amène Norman Reedus dans une suite attendue depuis 2020. Sony place également Ghost of Yōtei sur la ligne de départ avec un nombre identique de sélections. Nous apprécions particulièrement cette diversité qui mélange exclusivités PlayStation et productions plus modestes.

Voici les prétendants qui nous font saliver d’avance :

  • Death Stranding 2 : l’œuvre de Hideo Kojima avec une distribution hollywoodienne
  • Donkey Kong Bananza : l’exclusivité Nintendo Switch 2 qui fait banane
  • Hollow Knight : Silksong : le fameux « GTA 6 de l’indé » qui a planté les serveurs
  • Hades 2 : la suite du carton de 2020 signé Supergiant Games
  • Kingdom Come : Deliverance 2 : l’aventure médiévale de Warhorse Studios

Nous devons souligner que Split Fiction de Hazelight Studio a raté le coche, malgré le pedigree de Josef Fares dont It Takes Two avait remporté la mise précédemment. Les statistiques sont parfois cruelles.

Les chiffres qui donnent le tournis et les critiques qui persistent

En 2024, l’événement a rassemblé 154 millions de livestreams, confirmant son statut d’Oscar du jeu vidéo. Cette année, 29 catégories seront disputées lors d’une cérémonie de trois heures qui mélange performances musicales, apparitions de célébrités et bandes-annonces exclusives. Nous y venons autant pour les trailers que pour les récompenses, un peu comme ces gestions d’énergie où l’optimisation compte autant que la production brute.

Titre Nominations Studio
Clair Obscur : Expedition 33 12 Sandfall Interactive
Death Stranding 2 8 Kojima Productions
Ghost of Yōtei 8 Sucker Punch

Les critiques persistent néanmoins. L’abandon du programme Future Class, créé en 2020 pour mettre en lumière les talents émergents, fait jaser. Les anciens participants dénoncent un tokenisme qui fleure bon la communication à la mode californienne. Nous aurions aimé que Geoff Keighley adresse davantage les licenciements massifs qui secouent l’industrie depuis deux ans. Mais bon, nous restons optimistes comme toujours, même si parfois notre patience rivalise avec celle d’une chèvre devant une porte fermée.

DgéDgé
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