J’ai découvert Lost in Random : The Eternal Die par hasard, et je dois avouer que ce spin-off roguelite m’a totalement surpris. Développé par Stormteller Games et édité par Thunderful Publishing, ce titre propose une expérience radicalement différente du premier opus sorti en 2021. Disponible depuis le 17 juin 2025 sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X/S et Nintendo Switch, le jeu adopte une vue isométrique qui transforme complètement l’approche du gameplay. Au lieu d’une aventure narrative à la troisième personne, nous voilà plongés dans un roguelite nerveux où chaque partie devient une bataille stratégique contre le hasard lui-même. À moins de 25 euros, et même disponible dès le lancement sur Xbox Game Pass, cette production m’a rappelé pourquoi j’aime tant les univers dark fantasy au style Burtonesque. L’Edition Fortune permet même de jouer dès le 13 juin pour les plus impatients, offrant quatre jours d’avance pour chercher ce royaume maudit.
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ToggleUn système de combat riche et stratégique
Je me suis rapidement retrouvé à jongler entre quatre armes distinctes qui changent complètement ma façon d’aborder chaque salle. L’épée, l’arc, la lance et la masse possèdent chacune une attaque légère et une attaque lourde, mais c’est dans leurs douze améliorations possibles que réside leur vraie profondeur. Réparties en quatre catégories de trois sous-catégories, ces progressions transforment radicalement le style de combat selon les braises que j’investis. Ce que j’apprécie particulièrement, c’est la façon dont Aleksandra peut dasher pour esquiver tout en lançant Fortune sur le terrain, mon compagnon dé infligeant des dégâts de zone variables selon sa face supérieure.
Le système de cartes ajoute une dimension tactique que je n’attendais pas. Au début de chaque run, je ne porte qu’une seule carte parmi quinze déblocables, conférant des pouvoirs magiques à recharger en éliminant mes adversaires. Quand j’ai déclenché pour la première fois la grappe de flacons explosifs empoisonnant toute une vague d’ennemis, j’ai compris que la maîtrise complète de ces mécaniques demanderait bien plus que quelques dizaines de minutes. Gérer simultanément mes déplacements, mes esquives, mes attaques de mêlée et mes compétences à distance crée une intensité permanente qui me rappelle mes meilleures sessions sur d’autres roguelites exigeants, même si l’approche reste plus accessible que certains guides complexes.

Reliques et perles : un puzzle stratégique évolutif
Ce qui distingue véritablement ce titre des autres productions du genre, c’est son système d’hexagone où se placent cent trente-trois reliques réparties en quatre couleurs. Rouge, bleu, jaune et vert, chacune confère un attribut spécifique qui modifie profondément ma progression. J’ai passé des soirées entières à réfléchir aux meilleures combinaisons, sachant qu’associer trois éléments de même couleur augmente considérablement les statistiques du boost correspondant. Les perles viennent compliquer ce puzzle en permettant de booster les effets sans en avoir les attributs directs, créant des synergies que je découvre encore après des dizaines de parties.
L’hexagone de treize emplacements devient rapidement un terrain de réflexion intense. La première relique doit obligatoirement occuper le centre, et je ne peux plus la déplacer une fois posée. Si ma grille est pleine, remplacer un élément signifie en écraser un autre, créant des choix déchirants en pleine partie. Les perles disparaissent après avoir déclenché leur effet, libérant de la place pour de nouvelles combinaisons. Ce qui m’a vraiment conquis, c’est que les éléments doivent se toucher horizontalement, verticalement ou en diagonale pour fonctionner ensemble. Cette contrainte spatiale transforme chaque choix en mini-énigme stratégique, générant des innombrables combinaisons qui renouvellent constamment mon approche du gameplay.

Quatre biomes aux dangers uniques et leurs boss impitoyables
Chaque tentative m’entraîne de salle en salle dans des environnements générés procéduralement où je dois éliminer tous les ennemis avant d’accéder aux suivantes. Le château sert de zone de départ classique, mais c’est dans les trois autres univers que les véritables dangers se révèlent. Le marais ralentit mes mouvements avec sa boue traîtresse, me forçant à anticiper mes esquives différemment. Le monde mécanique et glacé menace constamment de m’écraser sous ses stalactites, tandis que le royaume de Mayr transforme chaque ennemi vaincu en bombe ambulante.
L’absence de raccourci entre biomes impose de recommencer du début à chaque fois, une décision de game design que j’ai d’abord trouvée frustrante avant d’en apprécier la cohérence. Les salles varient entre combats intenses, boutiques stratégiques, autels de guérison salvateurs et mini-boss que je peux parfois esquiver avec un peu de chance. Ce qui m’a vraiment éprouvé, ce sont les quatre boss principaux et leurs patterns évolutifs mêlant attaques à distance, de zone et au corps à corps. Plus de trente types d’adversaires peuplent ces niveaux, mais c’est Mayr, le boss final, qui m’a donné du fil à retordre pendant des heures. Son niveau de difficulté m’a semblé disproportionné par rapport au reste, demandant une maîtrise absolue de tous mes outils pour enfin le battre.

Le sanctuaire et la progression permanente
Après chaque mort, je retourne au Sanctuaire, ce havre de paix où la progression permanente prend tout son sens. Arsène me permet de changer d’arme et de les améliorer avec de la poudre de pépins, tandis qu’Aama offre des cadeaux qui transforment radicalement mes chances de survie. Augmenter ma santé maximale, produire des éclats d’énergie ou ressusciter plusieurs fois durant un run devient possible grâce à ces améliorations durables. La Carpettomancienne personnalise l’apparence de mon héros et de Fortune, apportant une touche de légèreté bienvenue entre deux batailles acharnées.
J’ai particulièrement apprécié les quêtes annexes données par ces personnages attachants. Retrouver tous les Dédoux d’Aama m’a poussé à examiner chaque recoin des salles, tandis que sauver la tête d’Arsène ou la Carpettomancienne ajoutait des objectifs secondaires qui enrichissent l’univers. Monnie Chex la marchande apparaît une fois par biome, et Dédé le Parieur propose des défis de lancer qui testent ma chance sur des jets précis. Ce système de méta-progression donne un vrai sens à chaque tentative, même lorsque je ne parviens pas à battre le boss final. Mes deux ados ont adoré débloquer les nouvelles compétences en jouant chacun leur tour, créant une belle émulation autour des meilleures stratégies à adopter.

Une aventure rejouable avec fins multiples et défis progressifs
Ce qui prolonge considérablement l’intérêt du titre, ce sont ses différentes fins qui varient selon l’avancée de mes quêtes secondaires. Collecter tous les Dédoux débloque des conclusions alternatives qui récompensent l’exploration minutieuse. Le New Game + introduit les Sceaux de la Malchance, augmentant drastiquement la difficulté via des malus qui se renforcent mutuellement. Cette approche plaira aux joueurs exigeants cherchant un vrai défi après leur première victoire.
J’ai trouvé particulièrement intelligent le mode facile adaptatif qui augmente mes dégâts et diminue ceux reçus à chaque nouvelle tentative. Mes enfants ont ainsi pu progresser sans frustration excessive, atteignant la fin du cauchemar sans avoir l’impression de tricher. Les quarante et un succès couvrent tous les aspects du gameplay : battre chaque boss sans subir de dégâts, terminer l’aventure avec chaque arme, ou réaliser des prouesses techniques comme assommer six ennemis simultanément. Cette liste représente :
- Des défis de progression comme atteindre le sanctuaire ou battre les différents boss du royaume
- Des objectifs d’équipement nécessitant de débloquer toutes les armes et tous les cadeaux disponibles
- Des missions de sauvetage visant à libérer les alliés prisonniers du Dénoir
- Des réalisations de personnalisation encourageant à découvrir toutes les tenues et customisations
Après dix-sept heures pour voir deux fins différentes et analyser le contenu end-game, la qualité technique irréprochable m’a impressionné. Aucun ralentissement, bug ou crash n’est venu gâcher mes parties, même sur Steam Deck où j’ai profité de quatre à cinq heures d’autonomie en paramètres maximum.
