Test de Mafia : The Old Country : un jeu classique qui assume sa tradition

Deux hommes en costume avec un revolver dans une rue sombre

Après neuf longues années d’attente depuis Mafia III, la franchise revient avec Mafia : The Old Country, un titre qui marque un retour aux fondamentaux de la série. Ce nouvel opus nous transporte au début du XXe siècle, dans une Sicile authentique et brute, loin des métropoles américaines qui avaient marqué les précédents volets. Je dois avouer que j’ai abordé ce test avec une certaine appréhension, me souvenant du semi-échec du troisième épisode. Pourtant, Hangar 13 a fait un choix radical : assumer pleinement un gameplay traditionnel face aux standards modernes, privilégiant la narration et l’immersion historique. Ce jeu propose une expérience narrative exceptionnelle portée par une réalisation visuelle magnifique, mais bridée par des mécaniques datées et quelques soucis techniques. Cette opposition entre tradition et modernité ne se limite pas au récit : elle devient l’ADN même du titre. Proposé à 49,99 euros, ce tarif accessible permet d’envisager l’achat avec moins d’hésitation.

Une narration sicilienne immersive entre honneur et vengeance

L’histoire suit Enzo Favara, surnommé « le Carusu », un jeune homme dont le destin bascule lorsque son propre père le vend pour travailler dans les mines de soufre siciliennes. Cette condition d’esclave moderne sous la coupe de la famille Spadaro constitue un point de départ sombre et réaliste. J’ai particulièrement apprécié cette entrée en matière qui ne cherche pas à édulcorer la dureté de l’époque. Après une évasion périlleuse, Enzo trouve refuge auprès de Don Torrisi, figure paternelle protectrice qui l’accueille d’abord comme simple ouvrier agricole avant de l’intégrer progressivement dans son organisation criminelle.

Le récit développe une relation interdite entre Enzo et Isabella Torrisi, la fille du parrain. Cette histoire d’amour impossible sert de moteur narratif puissant tout au long des quinze chapitres. Autour de ce couple central gravitent des personnages secondaires bien écrits : Luca, le fidèle second de Don Torrisi dont la loyauté ne faiblit jamais, Cesare, le neveu ambitieux destiné à reprendre les rênes de la famille, et Tino, l’exécuteur redoutable. Chacun apporte sa pierre à l’édifice d’un scénario unanimement salué comme le point fort majeur du jeu.

La durée de vie en ligne droite oscille entre dix et quinze heures, sans temps mort superflu. Les missions se succèdent de manière rythmée, même si je dois reconnaître que le démarrage est particulièrement lent. Il m’a fallu patienter environ cinq heures avant que l’intrigue décolle vraiment, période durant laquelle j’ai failli décrocher. Heureusement, les quatre ou cinq derniers chapitres compensent largement ce début laborieux, offrant des moments d’une intensité dramatique remarquable.

Le scénario examine avec finesse les thèmes classiques du genre mafieux : honneur, loyauté, trahison, famille et sacrifice. L’écriture soignée et les dialogues percutants compensent une structure narrative finalement assez prévisible pour les connaisseurs. J’ai retrouvé de nombreuses références au Parrain, notamment lors de scènes cultes comme un baptême ou une représentation à l’opéra. Ces clins d’œil fonctionnent parfaitement, créant des moments de cinéma interactif mémorables.

Le jeu tisse également des liens subtils avec les épisodes précédents, particulièrement le premier Mafia. Des noms de famille reconnaissables apparaissent, et la ville de San Celeste, déjà aperçue dans Mafia 2, fait son retour. La fin ouverte laisse entrevoir une suite ou un DLC potentiel qui pourrait relier directement cet opus aux événements américains. Ce récit constitue peut-être le meilleur que la saga ait proposé, le Mafia le plus humain qui assume pleinement ses convictions narratives sans chercher à impressionner par des retournements spectaculaires mais gratuits.

Vieille voiture sur route avec ville brumeuse au loin

La Sicile de 1900 sublimée par l’Unreal Engine 5

La reconstitution visuelle de la Sicile grâce à l’Unreal Engine 5 constitue une véritable prouesse technique. Les environnements se succèdent avec une diversité remarquable : villages de pierre aux ruelles étroites, champs dorés s’étendant à perte de vue, collines verdoyantes parsemées d’oliveraies centenaires, côtes méditerranéennes battues par les vagues, ruines romaines témoignant d’un passé millénaire, vignobles soigneusement cultivés, montagnes escarpées dominant le paysage et un volcan actif menaçant constamment l’horizon. Cette variété des paysages siciliens crée une immersion totale dans l’époque.

San Celeste, la ville médiévale fictive, mérite une mention particulière. J’ai passé de longs moments à simplement déambuler dans ses rues pavées, admirant l’architecture authentique et l’attention portée aux détails. Chaque bâtiment raconte une histoire, chaque façade porte les marques du temps et de la vie quotidienne des habitants. Cette ville devient rapidement un personnage à part entière du récit.

Le travail exceptionnel sur les textures se révèle particulièrement dans les intérieurs. Les murs portent les traces d’humidité, les sols usés témoignent du passage de générations, les plafonds dévoilent leur structure de bois vieilli. Les maisons siciliennes regorgent de détails authentiques : vaisselle en porcelaine soigneusement disposée, icônes religieuses veillant sur les foyers, meubles usés par le temps mais toujours utilisés. Cette authenticité visuelle transforme chaque lieu en une fenêtre ouverte sur le quotidien de 1900.

La direction artistique oscille magistralement entre film mafieux et western crépusculaire. Chaque jeu de lumière est orchestré comme au cinéma, créant une photographie digne du septième art. Les effets visuels impressionnent : brouillard matinal enveloppant les collines, poussière soulevée par les chevaux au galop, fumée âcre des coups de feu, flammes dansantes dans les foyers, éboulements spectaculaires et nuées ardentes du volcan rappelant constamment la menace naturelle. Le jeu alterne entre jour éclatant, crépuscule orangé et nuit étoilée, avec des averses et tempêtes ponctuant certaines missions cruciales pour accentuer la tension dramatique.

La modélisation des voitures d’époque et des chevaux atteint une qualité sublime. Chaque véhicule respire l’authenticité mécanique des débuts de l’automobile, tandis que les chevaux semblent vivants dans leurs mouvements. Le choix des couleurs et de la flore méditerranéenne crée des panoramas à couper le souffle qui m’ont incité à m’arrêter régulièrement pour contempler ces tableaux virtuels. Je recommande vivement de jouer en mode qualité plutôt que performance pour profiter pleinement de cette beauté visuelle.

Malheureusement, cette splendeur graphique est entachée par des problèmes techniques récurrents. J’ai constaté un léger stuttering sur ma configuration PC, des éléments qui apparaissent brutalement, notamment au début des cinématiques, un chargement tardif de certaines textures, du clipping occasionnel et des bugs de PNJ se bloquant dans les murs. Les problèmes de lumière deviennent parfois gênants, particulièrement lors des couchers et levers de soleil où l’éclairage devient complètement erratique. Les ralentissements et chutes de framerate importantes se manifestent principalement à cheval ou en voiture, rendant certaines courses pénibles. J’ai même subi deux bugs bloquants m’obligeant à recharger ma sauvegarde, ce qui reste frustrant en 2025. Même en baissant tous les paramètres graphiques, l’optimisation demeure problématique, ce qui laisse présager un rendu potentiellement décevant sur consoles.

Route sinueuse enneigée traversant une forêt paisible de montagne

Un gameplay traditionnel assumé mais dépassé

Le gameplay constitue le point faible majeur de cette production. Dès les premières heures, j’ai ressenti cette impression de déjà-vu, cette sensation de manipuler des mécaniques de jeu héritées des années 2000-2010. Rien ne transforme le genre, mais l’ensemble reste fonctionnel pour qui accepte ce parti pris conservateur. Cette approche traditionnelle peut rebuter les joueurs habitués aux standards modernes de fluidité et d’innovation.

Les fusillades reposent sur un système de couverture TPS classique qui manque cruellement de souplesse et de dynamisme. Le feeling des armes oscille entre correct et bon selon les modèles, mais l’absence de sensations fortes, de recul impactant et de précision satisfaisante se fait ressentir constamment. Les ennemis deviennent de véritables éponges à balles, encaissant trois coups de fusil à pompe sans broncher. Seuls les headshots permettent une élimination immédiate, ce qui oblige à ajuster constamment sa visée dans le feu de l’action. L’intelligence artificielle des adversaires atteint des sommets de médiocrité : ils foncent vers vous sans stratégie, sans subtilité, avec des comportements d’une prévisibilité affligeante.

L’arsenal proposé reste cohérent avec l’époque sicilienne de 1910 : la fameuse Lupara, ce fusil à canon scié emblématique de la mafia, le revolver Bodeo utilisé par l’armée italienne, divers pistolets et fusils, un fusil de précision à balle unique, les premières armes automatiques arrivées des États-Unis, et quelques grenades artisanales. Cette limitation à sept ou huit armes maximum s’explique par le contexte historique reculé de la Sicile. Les munitions se font rares, obligeant à récupérer constamment les armes des ennemis tombés, ce qui ajoute une dimension tactique bienvenue.

Les phases d’infiltration rappellent douloureusement les premiers Splinter Cell, en beaucoup moins abouti. L’intelligence artificielle atteint ici son niveau le plus faible : les gardes ne voient rien au-delà de leur zone de couverture ultra-limitée. J’ai pu contourner des sentinelles en marchant tranquillement derrière elles sans la moindre discrétion. Le jeu propose d’attirer leur attention avec des pièces ou des bouteilles lancées, de neutraliser silencieusement les cibles avec différentes méthodes, de fouiller les corps pour récupérer argent et munitions, puis de dissimuler les cadavres dans des coffres. Le « sixième sens » d’Enzo, semblable à la vision d’aigle d’Assassin’s Creed, permet de voir les ennemis à travers les murs, une aide excessive qui prouve que le jeu ne fait pas confiance aux capacités d’observation des joueurs.

Type de combat Points forts Points faibles
Fusillades Arsenal cohérent avec l’époque, gestion des munitions Ennemis éponges, IA défaillante, manque de dynamisme
Infiltration Variété des approches possibles IA catastrophique, facilité excessive, aide trop présente
Duels au couteau Nouveauté appréciable, exécutions spectaculaires Répétitivité rapide, manque d’évolution, schéma prévisible

Les duels au couteau constituent la principale nouveauté mécanique, un marqueur important de la culture mafieuse sicilienne. Trois modèles de couteaux offrent différentes caractéristiques : certains permettent de crocheter plus de serrures, d’autres de lancer l’arme ou de récupérer davantage de ressources. Ces combats se déroulent comme des boss fights en arène fermée avec caméra rapprochée, proposant attaques basiques, attaques chargées pour briser la garde, esquives, contres et parades, parfois agrémentés de QTE. Si l’ajout surprend agréablement au début et casse la monotonie des fusillades classiques, ces duels deviennent rapidement répétitifs. Tous les combats de boss se terminent ainsi, suivant invariablement le même schéma prévisible, révélant un cruel manque d’imagination de la part du studio.

Le sentiment général qui domine après plusieurs heures de jeu : celui d’un titre qui brise constamment l’immersion en guidant le joueur par la main. Tout est indiqué : le chemin à suivre avec des balises tous les vingt mètres, les objets en surbrillance permanente, la vision à travers les murs. Les animations rigides datées de quinze ans et les déplacements lourds d’Enzo renforcent cette impression de gameplay coincé dans le passé. Paradoxalement, ce choix peut s’interpréter comme parfaitement cohérent avec le propos narratif opposant tradition et modernité, créant une métaphore ludique assumée où la forme épouse le fond.

Joueur regardant un écran d'ordinateur avec un jeu pixélisé

Une mise en scène digne du septième art

La mise en scène transcende littéralement l’expérience vidéoludique pour atteindre des sommets cinématographiques. Chaque scène est orchestrée avec un soin maniaque, chaque plan soigneusement composé, chaque éclairage pensé pour créer l’émotion recherchée. J’ai ressenti cette sensation particulière de participer à un film interactif d’une qualité exceptionnelle. Les cinématiques spectaculaires maintiennent l’attention grâce à un jeu d’acteur remarquable, donnant vie aux personnages avec une intensité rarement atteinte dans le jeu vidéo.

Les inspirations cinématographiques transparaissent à chaque instant. La trilogie du Parrain constitue évidemment la référence principale, mais on décèle également l’influence des westerns spaghettis de Sergio Leone et des vieux films italiens romançant cette époque trouble. Les hommages rendus à travers des scènes cultes réinterprétées fonctionnent parfaitement : la séquence du baptême où les paroles sacrées contrastent avec la violence des exécutions simultanées, la représentation à l’opéra où l’art sublime côtoie le crime brutal, ou encore cette structure narrative classique suivant l’ascension puis la chute du protagoniste.

L’attention portée aux détails historiques retranscrit admirablement la dualité de la Sicile de 1900. Les processions religieuses solennelles traversent les mêmes ruelles qui, à la nuit tombée, deviennent le théâtre de règlements de comptes sanglants. L’arrivée des premières automobiles pétaradantes concurrence les chevaux millénaires, illustrant ce tiraillement permanent entre passé ancestral et modernité naissante. Cette tension traverse tout le récit et donne au jeu son identité narrative unique.

Le contexte historique de cette période charnière mérite qu’on s’y attarde. L’Italie fraîchement unifiée peine à imposer son autorité sur l’ensemble du territoire. La Sicile, longtemps marginalisée par les pouvoirs successifs, demeure une terre de traditions rurales profondément ancrées. Les structures sociales restent rigides : l’Église catholique occupe le centre absolu de la vie quotidienne, la famille constitue le noyau de toute décision importante, et les codes d’honneur archaïques pèsent aussi lourdement que les lois écrites du jeune État italien.

L’absence du pouvoir central royal crée un vide que comblent naturellement les premières organisations mafieuses structurées. Ces regroupements familiaux, parfois claniques, se partagent la domination de l’île en mêlant violence brutale et corruption systématique des institutions. Elles se nourrissent des failles béantes d’un système politique corrompu et d’une justice souvent inefficace ou complice. Cette époque voit la naissance du crime organisé italien tel que nous le connaissons aujourd’hui.

La Sicile de 1900 présente un visage contrasté au-delà des paysages sublimes : perspectives économiques inquiétantes pour la majorité de la population, petits paysans cultivant péniblement agrumes et céréales côtoyant les grandes fortunes locales possédant mines de soufre et vignobles prospères. Les ouvriers particulièrement mal payés et exploités fournissent un terreau fertile au terrorisme anarchiste d’extrême-gauche qui se répand alors dans toute l’Europe. Cette tension sociale permanente imprègne l’atmosphère du jeu.

  • Le stiletto, couteau traditionnel sicilien à lame fine, devient une arme vitale dans les confrontations rapprochées
  • La Lupara, fusil à canon scié emblématique, règne en maître dans les vendettas sanglantes entre familles rivales
  • Les mafiosi contrôlent leurs territoires à pied dans les ruelles étroites, à cheval dans les campagnes ou en voiture dans les rares routes carrossables

Cette transition entre une société figée dans ses traditions séculaires et l’irruption brutale du progrès moderne constitue le cœur battant de l’intrigue. Cette thématique donne au jeu son ton particulier, surtout dans les dernières heures où les choix d’Enzo cristallisent cette opposition fondamentale. L’absence parfois perceptible de PNJ dans les rues de San Celeste crée une impression de vide urbain, mais cette limitation technique ne gêne absolument pas lors des chevauchées à travers la campagne sicilienne.

Homme âgé observant un paysage agricole doré

Une bande sonore et des doublages au service de l’immersion

La bande sonore constitue un personnage à part entière de cette aventure sicilienne. Elle occupe une place essentielle dans l’expérience globale, soutenant chaque moment avec une justesse remarquable. La composition musicale mélange harmonieusement mélodies orchestrales grandioses, chants traditionnels siciliens authentiques, jazz languissant, blues mélancolique, opéra italien dramatique et morceaux instrumentaux sombres soulignant parfaitement la tension dramatique des scènes cruciales.

Les compositions accompagnent avec une intelligence rare l’évolution du récit : calmes et mélancoliques durant les moments de répit où Enzo contemple son destin, puis intenses et percussives lors des séquences de tension maximale précédant les affrontements. La musique sert véritablement la narration, souligne l’émotion des dialogues importants et renforce l’importance des choix moraux proposés. Cette bande originale pourrait sortir directement d’un grand film de la Cosa Nostra, unanimement saluée comme digne des plus grandes productions du septième art.

Le travail sur les bruitages atteint une précision remarquable. On entend distinctement les sabots des chevaux résonner différemment sur les pavés de San Celeste et sur les chemins de terre battue, le vent sifflant dans les branches des oliveraies centenaires, la réverbération caractéristique d’un coup de feu dans une ruelle étroite aux murs de pierre. Ces détails sonores créent une richesse sensorielle qui transforme l’immersion en une expérience quasi-physique. Chaque son a été méticuleusement pensé pour transporter le joueur dans cette époque révolue.

Le jeu propose trois options de doublage distinctes, chacune avec ses forces et faiblesses. Comme père ayant l’habitude de regarder des films en version originale avec mes enfants pour leur apprendre à apprécier l’authenticité linguistique, j’ai naturellement testé les trois versions pour déterminer laquelle servait le mieux le propos du jeu.

  1. La version sicilienne est fortement recommandée pour atteindre le maximum d’immersion historique. Le casting sicilien se révèle très convaincant avec le dialecte régional authentique et les expressions spécifiques de l’île. La qualité oscille entre moyenne et excellente selon les personnages, avec parfois des choix de voix étranges pour certains seconds rôles. La synchronisation labiale n’atteint pas la perfection et les sous-titres ne collent pas toujours parfaitement aux dialogues prononcés, étant basés sur la traduction anglaise. Malgré ces défauts techniques, l’authenticité linguistique l’emporte largement et crée une atmosphère incomparable.
  2. La version anglaise bénéficie d’une synchronisation labiale de très bonne qualité et les comédiens offrent d’excellentes prestations vocales. Par contre, une incohérence majeure crée un effet caricatural involontaire : les personnages siciliens parlent anglais avec un accent italien prononcé, comme s’ils utilisaient vraiment l’anglais en Sicile au quotidien. De nombreux mots italiens se mélangent constamment à l’anglais, créant une ambiance sonore particulière mais peu crédible historiquement.
  3. La version française propose un doublage globalement solide avec des grands noms du milieu : Christian Pélissier, voix française emblématique du capitaine Haddock, Benjamin Penamaria qui a prêté sa voix à Jon Snow et Higgs dans Death Stranding, et Alexis Tomassin, voix de Fry dans Futurama, incarnant Cesare. La qualité atteint des sommets pour les protagonistes principaux. Malheureusement, certaines voix secondaires sont réutilisées pour plusieurs ennemis différents, la version française manque de ton dans certaines situations cruciales, probablement parce que les comédiens n’avaient pas d’appui visuel lors des sessions d’enregistrement et ont été mal dirigés artistiquement. Comparée aux autres versions, la VF déçoit par sa banalité relative et son manque singulier de ton dans les moments les plus dramatiques.

Quelle que soit la version choisie, certaines expressions locales siciliennes sont judicieusement conservées pour renforcer l’authenticité et maintenir l’ancrage culturel. Le jeu d’acteur reste unanimement salué, avec des personnages charismatiques portés par des performances remarquables qui transcendent parfois les limitations techniques des différentes versions linguistiques. Cette attention portée aux doublages multiples témoigne d’une volonté d’accessibilité tout en préservant l’essence sicilienne du récit.

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